Pourquoi dire Non au projet TDN THOR

De nouvelles raisons de venir le 5 novembre à 11h00  – place de l’Hôtel de Ville

Après la bonne surprise du CODERST où les représentants du département (hors administrations) ont clairement rejeté le projet TDN par 6 voix contre, 5 abstention, 5 pour, après les expertises préfectorales sorties du chapeau, voici les rapports des vrais experts scientifiques indépendants qui ont examiné les impacts du traitement TDN THOR.

• Professeur Jean-Louis Fanlo, Ecole des mines d’Alès, Directeur Laboratoire de Génie de l’Environnement Industriel, COV (voir le rapport complet)

• Professeur Charles Sultan, CHU Montpellier, Endocrinologie pédiatrique (Voir rapport complet)

• Yves Lenoir, Ingénieur Ecole des Mines Paris, Président Association Enfants de Tchernobyl (rapport complet)

• Professeur Alain Carbonneau, Sup’Agro Montpellier, viticulture, écophysiologie vigne (rapport complet)

• Mariette Gerber, Chercheur Honoraire à l’INSERM, Institut de recherche sur le cancer Montpellier,Expert à l’Anses, Comité Santé-Environnement de l’ANR (voir rapport complet)

L’expertise des impacts du projet TDN vis à vis de la filière vinicole a été réalisé par Joël Rochard, Institut Français de la Vigne et du Vin, Epernay, Expert national Développement Durable. 

Résumés des rapports d’expertise

Professeur Fanlo : éléments sur le procédé TDN et ses rejets atmosphériques.

« … si le procédé TDN ne génère aucun rejet liquide, cela est obtenu au prix de rejets gazeux massifs (16000 m3 de fumées rejetées par mètre cube d’effluent liquide traité) contenant tous les types de polluants : Poussières, NOx, N2O, SOx, CO, HCl, COV, NH3, métaux lourds … dont les impacts tant sur l’homme que sur l’environnement ne sont plus à démontrer.

On peut légitimement s’étonner d’un tel choix technologique à l’heure où L’Organisation Mondiale de la Santé est arrivée à la conclusion « qu’il existe des preuves suffisantes pour dire que l’exposition à la pollution de l’air extérieur provoque le cancer du poumon (…) Tout dysfonctionnement se traduira immanquablement par une pollution particulaire et/ou gazeuse dont la maîtrise et le confinement seront beaucoup plus difficiles que ceux d’une pollution liquide ou solide. A ce titre, toute alternative de traitement par l’utilisation de technologies plus douces mérite d’être privilégiée. »

Professeur Sultan : l’impact des phtalates sur la santé humaine.

Parmi les polluants rejetés par le four industriel d’Areva, il est mentionné des émissions de phtalates (DEHP), notamment, de 73 Kg par an. (…) les phtalates et leur métabolites (DEHP, BPP, DMEP, DNPP, …) sont de puissants perturbateurs endocriniens, classés comme cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (…)

On peut, dès lors, pressentir le niveau significatif de pollution lorsque 73 kg par an de DEHP serons relégués dans l’atmosphère et épandus sur les zones agricoles, les vignobles, les vergers, les zones maraîchères, autant que sur les rivières et les zones d’approvisionnement en eau potable (…) Je suis convaincu pour ma part que ces informations, autant que la sagesse, le bon sens, et la déontologie des responsables politiques, seront à même de contrebalancer l’intérêt économique de ce projet.

Yves Lenoir : Que sait-on des émissions radioactives du site AREVA de Malvési ?…
et de leurs conséquences écologiques et sanitaires ?

TDN-THOR ne contribuera pratiquement pas durant longtemps à réduire la radioactivité émise aujourd’hui par le site. Au contraire, les rejets aériens du procédé, qui ne se limiteront probablement pas à la seule dispersion du radon, viendront augmenter les quantités de radioactivité dispersées dans l’environnement. (…) Pour quelques centaines d’emplois maintenus ils mettent en péril l’essor d’une région qui a tous les atouts pour poursuivre un magnifique développement dans le tourisme haut de gamme, les productions agricoles et vinicoles d’excellence, secteurs pourvoyeurs d’emplois non délocalisables.

La responsabilité des dirigeants et élus serait mise en cause au moindre accident qui occasionnerait un relâchement de radioactivité. Car si cela devait advenir et, à coup sûr interviendra comme cela s’est produit à de multiples reprises à Malvési, l’image de toute la région en serait affectée et alors même le secteur d’activité du tourisme de masse s’en trouverait impacté.

Solder des décennies d’errements et d’obstination dans une impasse stratégique demandera à toutes les parties beaucoup de courage pour convenir du meilleur compromis pour l’intérêt collectif.

Alain et Marie-Annettte Carbonneau : risques de dégâts sur la vigne liés à des pollutions atmosphériques.

Les risques potentiels de pollution avec dégâts sur les vignobles existent bien. Il convient de surveiller attentivement la teneur dans l’atmosphère des éléments mis en exergue, l’ozone en particulier dont on connait la symptomatologie sur la vigne.

En raison de l’intensification de l’activité de l’usine AREVA Malvesi près de Narbonne, une surveillance environnementale et viticole s’impose.

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